• De l'écriture ou de l'aquabike

    De l’écriture ou de l’aquabike

     

    De l'écriture ou de l'aquabikeDeux choses l’une. Pas étude comparative et exhaustive mais simplement petit topo sur les avantages de l’un par rapport à l’autre. Les vertus et les inconvénients de chacune de ces activités qui ont plus de points communs qu’on ne le croie. Et que les rieurs rangent leurs dents, je ne plaisante pas.

     

    Ce matin, s’offrait devant moi une palette de possibilités plus ou moins alléchantes parmi lesquelles l’écriture et l’’aquabike. Oui, le vélo(sans roue)-dans-l’eau permet de retrouver assez rapidement la forme pour l’informe chose que je suis devenue en arrêtant de fumer. Les inconvénients de cette activité sont liés à l’élément liquide qui comme chacun sait mouille, glisse mais ne se rend pas facilement à la serviette. Heureusement, il fait si doux que l’on peut encore sortir tête mouillée sans craindre pneumoni-quoi-ni-qu’est-ce. Ce sport se pratiquant de préférence en maillot, bonnet et chaussons, il faut compter en plus des quarante-cinq minutes de pédalage en musique, dix à quinze minutes pour les deux douches encadrant la séance, habillage-déshabillage, donc  au moins une heure. De plus, il vaut mieux garder une petite marge de sécurité pour régler la hauteur de la selle, et trouver un pédalier à scratchs pas trop usés afin de ne pas pédaler dans la maïzena. Le plus gros inconvénient du vélo-sans-roue-dans-l’eau est que sans-roue l’on ne va pas loin. Dupont-avec-un-T me dit même qu’on fait du sur-place, ce en quoi je ne lui donne pas tort. Quant à l’écriture,  Dupond-avec-un-D me dit que je ne vais pas très loin non plus… Je le fusille (et pas que du regard) et reprends.

    Des inconvénients de l’écriture : avant de se mettre en selle, il y a quelques rituels qui peuvent prendre plus ou moins de temps, avant de trouver un souffle qui nous permet d’aller plus loin, justement. Parmi ces rituels, j’ai pris l’habitude de lire de petites choses et des grandes aussi, des choses faciles et des choses plus exigeantes aussi. (En tête quelques noms précis mais pas le lieu et le moment pour les citer). Là est le danger : c’est que ce rituel peut m’emporter au point d’oublier d’écrire ou alors m’écraser par au point de tomber dans l’ àquoibonite qui me submerge si souvent…

    Ainsi, ce matin justement, après avoir lu un bel article de Charles Dobzynski, (« Tous les frissons de la réalité » in Europe n°969-970 de janvier-février 2010 consacré à Jean-Luc Lagarce) consacré à la poésie de Claude Adelen, j’ai ressenti un besoin irrépressible de lire tout de suite ce poète (« L’Orient désert » et « Lettres mortes ») qui m’a fait penser je ne sais pourquoi à Christine Jeanney, et dont j’ai tout de suite voulu sur le champ relire le beau texte écrit  pour les derniers Vases Communicants sur le site de Camille Philibert-Rossignol : [Il me semble que j’ai des oreilles pour voir] [.. . s’accumulus… ][on s’acère] que j’ai griffonnés à la va-vite pour me rappeler et… soudain, je me suis rappelé que je ne pouvais pas aller au cours d’aquabike car je ne m’étais pas inscrite (et c’est là un des plus grands inconvénients, il y a tant de demandes pour ce cours qu’il faut s’inscrire à l’avance)et qu'il ne me restait plus que l'écriture comme possibilité. 

    Concluons : écrire ne nécessite aucune inscription préalable, il faut juste inscrire là, maintenant, sur le papier ou l’ordinateur, ce besoin impérieux auquel je résiste trop souvent  par nécessité, celle de travailler par exemple. La prochaine fois nous parlerons du besoin et de la nécessité.

     


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  • Commentaires

    1
    Aunryz Profil de Aunryz
    Dimanche 4 Décembre 2011 à 14:46

    Démonstration très convainquante

    Je me suis vu écrabouillé par toutes les exigences matérielles et temporelles de l'activité qui-nécessite-qu'-on-s'inscrive-avant entre autre.

    Oui
    l'écriture est une activité qu'on peut pratiquer sans contrainte
    même pas besoin de temps, d'accessoires ou d'espace
    puisqu'on peut même la ruminer dans sa tête sans papier et crayon
    dans des instants que d'autres autour de nous croirons qu'on leur consacre entièrement
    (conseil de glace, mange cervelle du lundi matin pour définir les nouvelles orientations de l'entreprise, entretien d'évaluation avec le H+2)

    Bien sur, il y a les pièges que vous évoquez
    mais se perdre dans la forêt quand s'y trouvent tant de fleurs à cueillir et de baie à gouter ...

     

    2
    Mardi 6 Décembre 2011 à 07:40

    je te sens plus douée pour l'écriture que l'aquabike... allez dis-le que t'as fait exprès d'oublier l'inscription ;-) !

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